20 novembre 2018
Le thème de notre Colloque du 20 Novembre 2018 pourrait donner à penser que cette année, il n’y aurait rien de vraiment nouveau. La lecture du sous-titre « élèves/étudiants – classes – filières – établissements – systèmes éducatifs, … » apporte une information très importante ; il ne s’agit pas uniquement de l’évaluation des élèves[1].
Plus précisément, je suis convaincu qu’il y a un lien entre la constante macabre et certaines réactions « réservées » quand il s’agit d’autres types d’évaluation, par exemple l’évaluation de systèmes éducatifs, d’établissements. Le mot « évaluation » fait souvent peur. De manière plus ou moins consciente, en France, il est rattaché à des notions de sanction, de classement, d’exclusion.
Il convient d’insister sur un point : en dehors du cas où l’on est dans une situation officielle de concours, une évaluation – dès lors qu’elle est élaborée dans un climat de confiance, sans « piège » – doit permettre, grâce à une meilleure connaissance d’une situation (systèmes, établissements, programmes, …) de progresser. Ceci est vrai dans la relation « professeur-élèves », bien-sûr : il y a une meilleure prise de conscience pour l’élève des notions mal assimilées, pour le professeur de leur degré d’acquisition à un stade donné, ce qui peut lui suggérer des voies pour les faire progresser. Il doit en être de même pour tout type d’évaluation. Par exemple, le premier objectif de l’évaluation d’un établissement est de permettre d’améliorer sa situation, et non pas de sanctionner telle ou telle structure ou telle ou telle personne.
Notre mouvement, depuis sa création il y a quinze ans, a permis, en luttant contre la constante macabre, d’améliorer le statut de l’évaluation des élèves en France. Espérons plus généralement que ce colloque contribuera modestement à améliorer les relations entre les différents partenaires du système éducatif lorsqu’il est question d’évaluation.
[1] Si c’était le cas, le sujet est tellement important qu’il y aurait encore beaucoup de choses à en dire…