1er janvier 2018
Au nom du MCLCM, j’ai le grand plaisir de vous présenter mes meilleurs vœux pour 2018. Ce message s’adresse plus particulièrement à tous ceux, de plus en plus nombreux, qui croient en l’utilité de notre action pour lutter contre le phénomène de constante macabre, dangereux, et qui conduit à la souffrance et à l’exclusion injuste d’élèves découragés par de mauvais résultats scolaires, malgré leurs efforts.
Le système d’évaluation que nous proposons met en valeur un point très important dans la formation d’un élève, et plus généralement d’une personne au-delà de l’École : tout travail doit être récompensé, donc est utile. Actuellement malheureusement, ce n’est souvent pas le cas : malgré leur travail, de nombreux élèves, victimes de la constante macabre, sont en échec car les questions qu’ils doivent résoudre lors des contrôles sont trop éloignées de celles vues en classe. Dans un tel contexte, certains peuvent en déduire qu’il est inutile de travailler, ce qui est regrettable pour leur future vie d’adulte. Ils peuvent alors, très souvent, perdre confiance en l’École.
Ce mot « confiance », précisément, fait trop souvent défaut dans notre système éducatif, comme l’a rappelé brillamment Jean-Michel Blanquer lors de notre dernier colloque le 13 novembre dernier au lycée Henri IV à Paris.
Une précision très importante s’impose, destinée essentiellement à rassurer tous les inquiets qui pensent que, dans le cadre de l’évaluation par contrat de confiance (EPCC), les élèves ne seront pas formés pour pouvoir s’adapter à des situations nouvelles : l’EPCC ne concerne que le contrôle de connaissances, c’est-à-dire une très faible partie du temps d’enseignement. Pendant tout le reste du temps, l’élève doit résoudre des questions distinctes de celles qu’il a déjà étudiées, et même quelques tâches « complexes » destinées à le mettre dans de vraies situations de recherche ; de telles activités ne se font pas en temps limité.
Einstein n’a pas découvert la théorie de la relativité avec une montre posée sur son bureau, stressé, en se disant : « J’ai une heure pour effectuer mes recherches … ». Tout laisse à penser d’ailleurs que les élèves encouragés par leurs résultats scolaires pourront être attirés par des activités de recherche, pas forcément notées, sans stress, en temps non limité.
Je ne peux terminer cet éditorial sans remercier très sincèrement Jean-Michel Blanquer pour son soutien précieux et constant, qui permet légitiment d’espérer que l’action de notre mouvement sera encore plus efficace que par le passé.