14 novembre 2014
Le mouvement contre la constante macabre, comme son nom l’indique, a pour objectif essentiel, depuis sa création il y a une dizaine d’années, la suppression de la Constante Macabre. Il s’agit de ce terrible dysfonctionnement de notre système éducatif qui est à l’origine de l’échec scolaire artificiel de très nombreux élèves qui, malgré leur niveau réel, ont la malchance de faire partie des moins bons élèves de leur classe.
Nous bénéficions de très nombreux soutiens (voir la liste des signataires de l’Appel contre la Constante Macabre sur notre site, MCLCM.fr).
Les gouvernements successifs nous soutiennent depuis plusieurs années. Mais, il y a deux ans, pour la première fois, le Ministère de l’Éducation Nationale met directement et officiellement l’accent sur l’évaluation des élèves, en incitant à les évaluer de façon « bienveillante », sans toutefois faire référence explicitement à la constante macabre ; mais il s’agit bien de cela.
Il convient cependant d’être prudent. Il ne s’agit que d’une première bataille qui a été gagnée. En effet, cette victoire pourrait déboucher sur deux situations dangereuses pour notre École :
– Une évaluation bienveillante mais laxiste. Je rappelle à ce sujet que ce n’est absolument pas l’objectif du MCLCM.
Mettre une bonne note à un élève qui ne la mérite pas, c’est lui rendre un mauvais service.
– Une évaluation trop difficile à mettre en place par les enseignants. De tels systèmes d’évaluation pourraient être proposés par des « brillants planeurs », trop éloignés des réalités du terrain, prenant malheureusement très peu en compte l’avis des professeurs.
J’ai l’honneur et le plaisir d’être invité pour présenter mes travaux dans le cadre de la Conférence Nationale sur l’Evaluation le 11 Décembre 2014 à Paris. J’en profiterai pour rappeler avec force les avantages du système d’évaluation par contrat de confiance (ÉPCC) qui concilie bienveillance, confiance, travail, équité : il permet aux élèves travailleurs de réussir.
Les très nombreux expérimentateurs de ce système confirment qu’il incite les élèves à travailler beaucoup plus, en confiance, et qu’il contribue à une augmentation sensible de leur bien-être à l’école.
Je tiens à terminer cet éditorial en remerciant pour leur très précieux soutien le Ministère de l’Education Nationale, et plus particulièrement les récents Directeurs Généraux de la DGESCO, Jean-Michel Blanquer, Jean-Paul Delahaye, et bien sûr Florence Robine.