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Décès d’André Antibi

André Antibi, inventeur du concept de « la constante macabre » en matière d’éducation. | RÉMY CHIDAINE (source: Ouest France)

Notre très regretté président et fondateur du mouvement nous a quitté le vendredi 20 mai 2022 (voir le communiqué de presse du MCLCM du 22 mai 2022).

Plusieurs articles ont été publiés dans la presse:

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André au piano en marge d’un Colloque du MCLCM au Lycée Henri IV à Paris Vème

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Pour fêter la victoire des rugbymen du Stade toulousain en 1985, André Antibi avait réussi à composer ce chant, imprimer ses paroles, à les imprimer en nombre aux participants à la fête et à les faire chanter en choeur (générique de fin du film ci-dessus, à 1h4min50s)

Et beaucoup d’entre nous ont tenu à lui rendre hommage

Le Bureau de l’Innovation Pédagogique – DGESCO C1-1, Sous-direction de l’innovation, de la formation et des ressources – Service de l’accompagnement des politiques éducatives – DGESCO – MENJS, 107 rue de Grenelle 75007 Paris [adresse postale : 110 rue de Grenelle 75357 Paris SP 07]
C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de M. André Antibi qui nous avait honoré de sa présence lors de la 12e édition de la Journée nationale de l’Innovation le 11 mai dernier à Strasbourg. Il y avait à nouveau partagé avec enthousiasme sa réflexion et son expérience sur l’évaluation. Il y avait croisé d’anciens collègues des IREM et noué des contacts avec d’autres partenaires également présents. Nous présentons à sa famille et à tous les membres du MCLCM nos plus sincères condoléances.

Le Portail des IREM : Décès d’André Antibi : Hommages Vendredi 27 mai 2022, par Chabanol, Marie-Line
C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons appris le décès d’André Antibi survenu le 20 mai 2022. André, professeur de Mathématiques émérite à Toulouse, avait dirigé l’IREM de Toulouse et avait été président de l’Adirem de 1996 à 1999. Il était aussi président de Mouvement contre la constante macabre (MCLCM). Ci-dessous des textes de Michel Henry, Gilles Dammame, Jean Dhombres, Jean-Pierre Raoult et Pierre Terracher en hommage.

Guy Brousseau, Félix Klein Award de l’ICMI (2004)
J’apprends avec une grande tristesse le décès d’André. Nous nous connaissions depuis très longtemps. C’était un ami. Nous avons beaucoup échangé sur son travail de recherches, sur nos divergences aussi. L’amitié que nous partagions, ma femme Nadine, lui et moi, a toujours été vivace. Il venait nous rendre visite chaque fois qu’il le pouvait et nous a même intéressés à ses créations musicales, car il avait des talents divers. Il était sincère et ouvert avec nous. Nous étions en relation à la fois familiale et intellectuelle car André savait être proche des gens. Je regrette de n’être plus en mesure de relater mes nombreux souvenirs avec lui et l’importance que nous nous sommes accordée pour avancer dans nos recherches respectives. Nos conversations étaient toujours très riches. Il a été assez proche de nous pour comprendre l’importance que Nadine avait dans les recherches qui nous étaient communes et c’est avec émotion que je vois le petit ouvrage qu’il avait tenu à faire avec elle.

Jean Fabre, Agrégé de mathématiques, Inspecteur général honoraire
André
J’ai connu André en mai 1968. Nous étions tous les deux jeunes enseignants à la Faculté des Sciences qui, dans notre enthousiasme, voulions changer le monde dans cette période d’une remise en cause de notre société.
C’est le point de départ d’une longue amitié qui n’a fait que s’amplifier au fil des années … jusqu’à ce jour que je ressens comme une bouleversante rupture et où je mesure tout ce qu’André a pu m’apporter.
J’ai toujours eu pour lui une tendre affection mais aussi une profonde admiration. Je l’ai d’abord connu comme un Vice-Président de l’Université qui lors des conseils d’administration était capable de se battre pour défendre ceux qui n’avaient pas les armes pour le faire, dans une assemblée souvent enfermée dans ses certitudes.
Je l’ai aussi connu comme enseignant réputé pour ses qualités de pédagogue et aimé pour le respect, la tolérance et l’empathie qu’il avait pour les étudiants. Mais s’il était brillant il était aussi atypique, capable d’organiser des soirées avec les étudiants, soirées qu’il animait en faisant valoir tout son talent de musicien. Dans ce monde universitaire où les carrières se déroulent sur d’austères chemins tracés depuis des lustres, André détonnait, attisant parfois une jalousie à peine voilée, aussi je suis admiratif que malgré cela, sans jamais déroger à sa façon d’être, il soit parvenu au sommet dans la hiérarchie des grades universitaires.
J’ai souvent dit et même écrit dans des préfaces de certains de ses livres qu’André était unique. Unique dans son combat qu’il mène depuis des décennies, véritable croisade pour dénoncer de graves dérives de notre système éducatif et avancer des méthodes pour les éradiquer. Personne autre que lui n’aurait pu donner autant d’ampleur, afficher autant de réussite et obtenir autant de soutiens dans ce combat qu’il aura mené jusqu’à la fin de sa vie. C’était le combat de sa vie, bien aidé et bien soutenu par Corinne, inlassablement il a multiplié les actions permettant ainsi à plusieurs dizaines de milliers d’enseignants d’adhérer au mouvement qu’il a créé.
J’avais aussi de l’admiration pour l’Homme qu’il était. Nous étions très proches, nous nous aidions et nous nous soutenions dans tous les instants de nos vies. J’étais impressionné par sa tolérance, sa fidélité et son humanisme. Il avait une infinie tendresse pour ceux qu’il aimait et il plaçait ses enfants au-dessus de tout.
Durant cette longue période d’amitié j’ai vu André faire des choses incroyables, il ne m’étonnait plus tellement je connaissais son immense talent pour organiser et pour convaincre. Pourtant il y a un moment où il m’a sidéré.
J’ai eu l’honneur de présider le Stade Toulousain pendant les dix ans des années quatre-vingt. Durant toute cette période, André a été mêlé à la marche du club et, ainsi, a pu participer à son renouveau.
Après quarante ans sans obtenir le moindre titre, la Stade fut sacré Champion de France en 1985. Le lendemain de cette victoire, nous sommes arrivés avec les joueurs à Blagnac. Après avoir défilé en char dans la ville, nous devions aller Place du Capitole pour présenter le trophée aux Toulousains depuis le balcon de la Mairie. Il y avait plus de vingt mille supporters réunis sur la place et les rues avoisinantes pour vivre cet instant.
Arrivé à la Mairie je fus surpris de voir André au balcon devant la foule. Mais cette surprise devint très vite une sidération quand des milliers de personnes entonnèrent sous les ordres d’André un chant à notre gloire.
André avait eu cette idée invraisemblable de composer un chant à la gloire du Stade et de le faire imprimer en très grand nombre. Plusieurs de ses amis avaient alors distribué le texte aux personnes qui attendaient l’équipe sur la place du Capitole. Puis s’emparant du micro installé au balcon, il avait fait répéter la chanson pour qu’elle soit interprétée lors de la présentation du bouclier. Nous sommes tous restés sidérés devant cet instant magique aussi original qu’imprévu. Seul André était capable de monter cette manifestation.
Cette disparition soudaine me bouleverse. La vielle de sa mort je l’avais eu au téléphone. À cette occasion je lui avais envoyé un message qui commençait par « Salut vieux frère ». Jamais, non jamais j’aurais pu imaginer terminer ces quelques mots d’hommage par « Adieu vieux frère ».

Pierre Terracher, Directeur de l’IREM de Bordeaux
Cher André.
Toi et moi le savons bien : il est des circonstances où les mots sont dérisoires, maladroits peut-être, mais que rien ne peut retenir.
Nous y sommes et je vais essayer de faire de mon mieux.
Tu étais généreux, inventif et drôle. Voilà en deux mots* ce qui guiderait ma pensée pour te rendre hommage, en soulignant cette manière bien à toi de partager en toute sincérité les évènements, des plus anecdotiques aux plus insignes, qui pouvaient survenir dans ta vie, celle de tes proches, de tes amis et bien d’autres aussi.
Mais d’une part, ma mémoire se brouille hélas, et ce sont plutôt les à peu prés, les incertains qui sont en première ligne et d’autre part, je me doute que tu préfèrerais que « j’assure » en évoquant simplement notre amitié.
Une amitié robuste, altruiste, pimentée des saines chamailleries qui vont avec, qu’une passion commune pour l’enseignement des Mathématiques et la Musique, entre autres, avait permis d’enraciner.
Et malgré cela, reste une énigme que je n’ai jamais résolue qui concerne la maîtrise insensée de tes horloges.
Où trouvais tu le temps de conduire de front ces innombrables activités avec une constante sérénité où tout paraissait échapper à l’urgence : enseignant, chercheur, inventeur inspiré (constante macabre, mais pas que), auteur de manuels scolaires, d’ouvrages sur l’enseignement des Mathématiques, éditeur, directeur d’Irem, responsable de commissions inter-Irem (Rallye, Objectifs et niveaux d’approfondissements puis Second cycle, Commission internationale,…), Président de l’assemblée des directeurs d’Irem, animateur de débats et conférencier (auprès d’enseignants, de chefs d’Etablissements… en France et à l’étranger), et puis chef d’orchestre, auteur compositeur, chanteur, musicien (violoniste, pianiste, guitariste, saxophoniste), etc. sans jamais desserrer les liens avec tes amis, ta famille, tes proches les plus intimes ?
Ce temps que tu semblais multiplier à l’infini est aussi troué d’histoires devenues maintenant les souvenirs qui ne sont pas prêts à s’effacer.
Je n’en évoquerai que deux, toutes les autres ou presque venant s’installer dans leurs traces.
(*) Rappelle toi : « Il existe trois sortes de Mathématiciens, ceux qui savent compter et ceux qui ne le
savent pas. »
Tu avais proposé lors d’une séance de la commission inter-irem Second Cycle (la date importe peu) un exposé sobrement intitulé « Les distributions ». Il faut bien l’avouer, nous le trouvions a priori peu en rapport avec les préoccupations de la commission.
Erreur.
Domaine énigmatique et/ou souvenirs précaires faisaient que ton auditoire se partageait dans sa presque totalité entre ceux qui ne connaissaient rien à cette affaire et ceux qui n’y connaissaient pas grand-chose.
Tu trouvas là le terrain voulu qui allait te permettre d’effectuer une démonstration éblouissante de didactique concernant l’apprentissage d’une notion inexplorée, didactique débarrassée de ses dogmes sentencieux, qui ne souffrait d’aucune lacune ni sur les « comment », les « pourquoi » et autres interrogations, ni sur les rapports d’étape millimétrés dans le temps.
Bref, un exposé porteur d’échappée belle et une didactique qui donnait l’idée de s’en réclamer.
Du grand art André.
Autre (quoi que…) fût cette soirée de l’assemblée des directeurs d’ Irem à Arcachon, en juin 2013, où nous avons interprété en duo complice, toi au saxophone et moi à la guitare le Concerto d’Aranjuez avec quelques variations improvisées. Chacun sait que ce morceau de la musique classique ne se prête pas vraiment au divertissement. Mais de là à imaginer…
Je me souviens parfaitement avoir cesser de jouer, tétanisé par ton saxo déboulant en force puis se ravisant vers des tempos plus étirés et des sonorités plus feutrées.
Et nous sommes d’accord : seuls les « insensibles au sublime » vont trouver que j’exagère. Mais ce soir là, il n’y en avait pas ; pas un bruit, pas un mot, seul le saxo.
Et je ne peux faire l’impasse sur ton « numéro de charme » quand tu éprouvais quelques difficultés à faire accréditer un argument, une idée : sourire imperceptible ou presque, regard légèrement étonné, voix adoucie, l air de ne plus vouloir trop y toucher et l’on se retrouvait convaincu sans jamais avoir éprouvé le sentiment de se soumettre.
Ni sur ta placide indifférence à mes suppliques quand je t’adjurais de cesser de faire le cocardeau en mettant obstinément des glaçons dans le vin de Bordeaux.
Et maintenant ?
Tout ça est déjà à l’arrière plan et il m’est vain de croire que l’histoire est truquée et d’espérer que les jours vont reculer.
Mais, impossible d’en rester là, sans un mot sur ta propre mort qui pour l’instant nous sépare.
Tu as été un bon candidat à la resquille pendant longtemps, à tel point que je te croyais invincible, et puis un soir de mai, du côté de Nice, tu as brutalement rompu avec cette bonne habitude vielle de presque 78 années.
Tu as beau me dire que tu fais partie de ceux qui s’éloignent pour mieux revenir, je te jure que pour une fois, ce n’était pas une bonne idée.
Mais je te pardonne la dernière et la pire de tes absences.
On pardonne tout à un ami.

« Université d’abord » (Paul Sabatier) Hommage à André Antibi, fondateur et président d’honneur de l’association L’Université d’Abord
En cette rentrée scolaire et universitaire, nous sommes nombreux à vouloir rendre hommage à notre ami André, un grand enseignant qui a accompagné plusieurs générations d’élèves et d’étudiants.
André était un homme passionné; une de ses passions était la transmission du savoir, l’autre celle des missions de l’Université, sans oublier la Musique qui l’accompagnait toujours.
Tout membre de l’association L’Université d’Abord, qu’il a fondée, connait son engagement hors du commun pour notre Université. L’association a toujours défendu des principes qui lui étaient chers : une grande ouverture d’esprit et une volonté d’écoute des autres surtout quand ils ne partagent pas nos idées, la volonté d’apporter un espace de discussion convivial pour surmonter les problèmes de notre communauté sans s’opposer ou se substituer aux syndicats.
André se réjouissait toujours du sérieux avec lequel nos adhérents, élus dans divers conseils et commissions, s’investissaient et travaillaient les dossiers. Il se plaisait tout autant à souligner la qualité des débats qui s’ensuivaient. Il appréciait par dessus tout la pluralité des points de vue faisant l’ADN de cette association qu’il était fier d’avoir créée, riche de personnels aux profils variés. A l’occasion des 30 ans d’UdA, en 2015, il avait tenu à écrire l’histoire d’UdA afin d’en graver les principes fondateurs, et toujours très dynamique, avait organisé une fête et composé une chanson pour célébrer cet anniversaire !
Il faut aussi souligner son attachement aux étudiants qui constituaient pour lui la référence ultime. Il a en particulier fait de la lutte contre l’échec scolaire son cheval de bataille et y a consacré de nombreux ouvrages. En réponse aux modes d’évaluation traditionnels coupables selon lui de mettre volontairement en défaut de bons étudiants, phénomène qu’il a nommé “la constante macabre”, il a imaginé une évaluation par contrat de confiance reposant sur un programme de révision clairement explicité.
Par son enthousiasme et sa passion communicative, il a su ré-enchanter nombre de ses collègues enseignants. Par sa vision pédagogique, il a tracé un nouveau chemin pour la réussite de tous et activement contribué au rayonnement de notre Université.
André était la bienveillance incarnée, il ouvrait sa porte à chacun, prenait le temps d’écouter, de réconforter. Pour tout cela : MERCI André!

Nicolas Palumbo, Conseiller didactique en français, formateur, enseignant. Coordinateur de l’EPCC pour le Luxembourg. Institut de formation de l’Éducation nationale. http://www.ifen.lu
C’est avec une immense tristesse que j’ai appris le décès d’André Antibi. J’adresse mes sincères condoléances à Corinne et à toute sa famille. Avec ses idées sur l’évaluation, André a profondément marqué ma carrière d’enseignant et de formateur. Je l’ai invité plusieurs fois pour assurer des conférences. Nous avons passé de bons moments ensemble au Luxembourg, à Paris, à Metz, à Nancy et à Saarbrücken. Je garde en moi le souvenir d’homme engagé, joyeux, respectueux et talentueux que j’aimais lire et écouter.

Arnold Bac, Membre du Bureau du MCLCM
Avec André, évidemment, on parlait de la vie de l’association et de comment faire progresser ce qu’elle portait, de ce que lui et Corinne faisaient pour cela.
Mais on parlait aussi de nos vies, de nos préoccupations plus personnelles, de nos inquiétudes quant au devenir de notre pays, la France, de la situation mondiale et européenne, de l’antisémitisme…
On avait de très nombreuses vues communes mais nous avions aussi quelques désaccords mais lui, comme moi, on sentait quand ça pouvait tourner vinaigre et on s’arrêtait avant en trouvant, presque toujours, un terrain d’entente…parce qu’on s’aimait bien.
Je me souviendrai toujours de comment il m’a aidé quand je n’arrivais pas à me décider pour mon opération et de comment aussi il prenait régulièrement de mes nouvelles lorsque ça a failli mal se terminer.
Je ne parviens pas à réaliser que je n’entendrai plus mon ami André. J’en ai beaucoup de peine.
Je ne peux être avec vous cette après-midi mais j’y suis en pensée. Jocelyne l’est également.
Corinne, vous tous, famille et amis, nous vous embrassons très fort.

Pierre Ettinger
Mon ami Dédé,
Quand je t’ai connu il y a 57 ans tu assistais à mes TD de “Proba” et le soir tu m’accompagnais jusque chez moi en me posant un tas de questions auxquelles en général je ne savais pas répondre ; tes questions relevaient souvent de la didactique, mais à l’époque je l’ignorais.
Au moment de la création de l’IREM j’étais au Cameroun (Coopération universitaire), mais je sais combien ton investissement et ceux d’Henri Bareil et de René Metregiste ont été fructueux.
Tu t’es aussi beaucoup investi à l’université Paul Sabatier dans les différents conseils et tu as créé l’association Université d’Abord (UdA) dont un axe de travail est de donner à l’enseignement une part importante dans le déroulement des carrières des professeurs et maîtres de conférences.
Mon cher Dédé tu peux être satisfait, UdA perdure et ses actions ont fait un peu “bouger” les choses.
Tu as participé aux côtés du Professeur Louis Lareng à la création du SAMU.
Je ne sais plus combien de fois tu as organisé la Fête de l’université mais je me rappelle que tu avais invité Haroun Tazieff qui nous a fait une magnifique conférence.
Avec notre ami Fernand Wind nous avons initié le Rallye mathématique sans frontières dans la région Midi Pyrénées. En créant la “Super Finale” tu as donné une ampleur sans pareille à cette manifestation internationale.
Je sais quelle a été ta déception cette année – 30ème anniversaire du Rallye – quand tu n’as pas eu toutes les autorisations permettant d’organiser la Super Finale.
Le dernier de tes grands chantiers est la lutte contre la constante Macabre et l’Évaluation par contrat de confiance. Tu as créé l’association “MCLCM” – Mouvement contre la constante Macabre – et tu as organisé Colloques, Journées d’étude, Tables rondes, … qui ont permis la mise en place de l’EPCC dans de nombreux établissements scolaires.
Corinne va, j’en suis sûr poursuivre ton œuvre.
Je n’ai pas évoqué la musique et son enseignement qui prenait une grande place dans ta vie, mais je sais déjà que tes enfants et petits-enfants reprennent parfaitement le flambeau.
Je n’oublierai jamais l’ami fidèle et attentionné qui a toujours été à l’écoute et a souvent pris sur son temps précieux aider ses amis.
Merci à toi et Au-Revoir mon cher Dédé.
Ton ami Pierrot.

Christian Chevalier, Professeur des Écoles, Ancien SG du SE-UNSA. Membre du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE)
Toutes mes condoléances à sa famille et à ses proches. Nous nous sommes connus dans les années 80 au CA de l’Iufm de Toulouse où il était alors prof. Nous nous sommes retrouvés plus tard lorsqu’il a publié « la constante macabre ». Le service de presse du syndicat était alors en appui de ses multiples prestations.

Jean-Michel Blanquer, Ancien ministre de l’Éducation nationale
J’apprends avec une peine immense le décès d’André Antibi. Homme de bonne volonté, plein de bonté et de talents, engagé pour la cause des enfants et pour une pédagogie faite de confiance et de bienveillante exigence. Toute ma solidarité à sa famille et ses amis.

Nathalie Sayac, Professeure des universités, Directrice de l’INSPÉ de Normandie Rouen-Le Havre
Depuis que j’ai appris la nouvelle du décès subit d’André, je ne peux me résoudre à penser qu’il ne sera plus là. Plus là avec nous, pour mener les combats que nous partagions et pour lesquels il était notre infatigable guide, notre organisateur préféré, notre joyeux animateur. Plus là avec moi, pour évoquer l’Algérie de son enfance et celle de ma famille, pour parler de l’enseignement des mathématiques et de leur évaluation, pour échanger sur des sujets politiques ou sociétaux, mais aussi pour boire un coup ou manger ensemble. C’était la seule personne que je connaissais à mettre autant de glaçons dans son vin et à jouer aussi bien du saxophone que du piano. C’était un tel personnage! D’une si grande humanité et d’une si fine intuition scientifique et pédagogique. Il va me manquer comme il va manquer à de si nombreuses personnes et en particulier à toi Corinne et à ses enfants et petits-enfants. J’espère que collectivement, nous continuerons à faire vivre le mouvement qu’il a créé et qui a fédéré tant d’enseignants. En sa mémoire, nous en avons le devoir. Amicalement.

Romain Fayel, Professeur des Écoles, Maître-formateur
À mon ami…
André, tu as fini par le lâcher bien malgré toi ce fil d’Ariane !
J’évoquais souvent ce lien mythologique en guise de métaphore par rapport à ton combat acharné pour une école plus juste.
Oui, tu le tenais bien fermement dans l’intérêt des élèves et des jeunes avant tout.
Nous, tes compagnons de route, aurions aimé profiter encore longtemps de ton expertise, de ton sens de la formule, de tes talents d’orateur hors-pair et, plus largement, de ta générosité et de ton humanité.
Personnellement, je regretterai les discussions passionnées que nous pouvions avoir et les conseils que tu me prodiguais. La fameuse confiance que tu mettais en avant m’était pas un vain mot. Celle dont tu me témoignais m’honorait et constituait une fierté. Comme j’ai l’habitude de le dire aux futurs professeurs que je forme, le fait d’avoir croisé la route de Monsieur Antibi a fait de moi un meilleur enseignant à coup sûr, une meilleure personne sûrement …
Tu t’étonnais souvent du fait que je continuais à te vouvoyer malgré nos longues années de collaboration et notre amitié ! C’était sûrement un signe du profond respect que j’avais pour toi. Comme tu peux le constater, je te tutoie enfin aujourd’hui, dans cette lettre, comme un témoignage de mon affectation profonde.
Je souhaiterais te rassurer, cher André, sur le fait que ton action n’aura pas été vaine. Tu as su semer des graines d’espoir pour le futur. Nous veillerons collectivement à reprendre le flambeau, à agripper ce fameux fil d’Ariane que tu as laissé échapper beaucoup trop tôt. A nous de trouver rapidement la force, malgré la peine qui nous étreint aujourd’hui, d’honorer ta mémoire en poursuivant le combat du Mouvement Contre La Constante Macabre.
Pour finir, je voudrais t’adresser ces quelques paroles mises en voix par l’immense Jean Ferrat :
« Tu aurais pu vivre encore un peu
Pour notre bonheur, pour notre lumière
Avec ton sourire, avec tes yeux clairs
Ton esprit ouvert, ton air généreux
Tu aurais pu vivre encore un peu. »
Repose en paix mon ami. Salut l’artiste !

Gérard Lauton, MCF honoraire de Mathématiques, Secrétaire du MCLCM
Je tiens à témoigner de l’importance de mon lien amical et affectueux avec André depuis notre rencontre au cours de l’année 2002. Notre échange de ce jour a préludé au projet de lancer un Appel et de le faire porter par le mouvement qui a été créé à cette fin. Au cours des vingt années écoulées, nos échanges ont été innombrables. Chacun de nous deux s’attachait à donner des idées à l’autre, tout en mettant sur la table les suggestions d’autres membres du groupe et en recherchant un consensus. André m’appelait “Gégé” et se faisait appeler “DéDé”. J’admirais son humour, sa gouaille, sa farouche détermination, son fatalisme narquois lorsqu’il évoquait le désordre de ses affaires et la pléthore des dossiers posés sur son bureau. Parfois, il se présentait à moi humblement comme le “Dédé de Mascara”, faisant ainsi allusion à la première partie de sa vie dans son Algérie natale. Son abord tout à la fois respectable, direct et jovial et l’empathie chaleureuse dont il faisait preuve, étaient des atouts-maîtres pour se faire ouvrir de nombreuses portes, pour susciter l’intérêt et le soutien de nos interlocuteurs : ministres, collectivités, associations, syndicats. Nous nous attacherons à faire fructifier tout ce qu’André nous a légué dans cette aventure à laquelle il a convié chacune et chacun d’entre nous à participer. J’en dirai plus prochainement.

Sonia Princet, Journaliste Education, FRANCE-INTER
Je vous présente mes sincères condoléances ainsi qu’à la famille d’André Antibi. J’avais souvent interviewé M. Antibi et ses réflexions étaient passionnantes. Je vous souhaite bonne continuation. Cordialement.

Bruno Jeauffroy, Inspecteur général de l’éducation, du sport et de la recherche. Collèges EDP (expertise disciplinaire et pédagogique, Groupe physique-chimie) et ESRI (enseignement supérieur, recherche et innovation). Correspondant académique de Toulouse.
Je viens d’apprendre avec une grande tristesse la disparition subite d’André Antibi. Son œuvre est immense autant qu’elle aura été nécessaire. J’espère qu’elle lui survivra pour que les écoliers, les collégiens, les lycéens et les étudiants puissent être encouragés et heureux dans leur désir naturel d’apprendre. Bien tristement.

Michelle Lauton, MCF honoraire à Paris-Saclay (IUT de Sceaux) Hommage à André Antibi – LESNESUP 706
Cette démarche a abouti en 2003 à l’appel « Pour une évaluation plus juste du travail des élèves et des étudiants », signé par une soixantaine d’organisations, avec comme premiers signataires, le SNESUP et le SNUIPP.

Jean Rafenomanjato, Inspecteur d’académie de la Haute-Garonne
Dans mon monde d’après où me confine mon cancer et mes chimios, je ne suis pas l’actualité. Je viens juste d’apprendre le décès d’André. C’était un ami, depuis longtemps.
Dans ma vie professionnelle comme inspecteur d’académie de la Haute-Garonne, je l’avais fait souvent intervenir auprès d’enseignants du département.
Plus récemment à l’occasion de la préparation de ma thèse en Sciences de l’éducation, je l’avais interviewé, je l’avais fait venir au collège de Fontenilles auprès des profs avec lequelles je travaillais et, avec le rectorat, on avait organisé une conférence au lycée de Cugnaux.
Tout récemment enfin il m’avait apporté un soutien inestimable dans un moment difficile puisque mon mémoire de thèse apparemment ne remplissait pas tous les critères d’un écrit de recherche (Avec son franc-parler il m’avait dit : « c’est vraiment des cons mes collègues universitaires ») donc je n’avais pas pu, comme prévu, soutenir ma thèse et dans la mesure où, bien affaibli par les Chimios, je n’avais plus la force de mettre mon mémoire au bon niveau formel j’ai dû abandonner la perspective d’être docteur… Et à cette occasion il m’a témoigné amitié et soutien qui m’ont vraiment fait chaud au cœur.
Il m’avait même proposé d’intervenir ce mardi 31 mai à l’occasion de la rencontre en Visio des membres de son association sur la constante macabre : un peu déprimé et fatigué je lui avais dit que j’interviendrais très volontiers lors de la prochaine réunion à la rentrée. Voilà !
Tout cela est très triste, j’espère qu’il est parti sans souffrir, c’est ce que dans notre vieillesse pathétique (j’ai 74 ans, j’était un jeune doctorant donc !) nous espérons tous. J’espère que ce mail est consulté. Je vous présente à tous mes condoléances sachant que, comme l’a souligné J-M.Blanquer, son action à été très utile pour beaucoup d’élèves de France et d’ailleurs. Pour mémoire de lui, et pour être digne du dynamisme qui l’animait en permanence je viens de commander sa méthode d’apprentissage du piano.

Christine François, Conseillère du recteur pour le Numérique Éducatif, Académie de Nancy Metz
Très chère Corinne, Cher(e)s collègues, J’ai appris la triste nouvelle et c’est avec émotion que je l’ai accueillie ainsi que tous les collègues du projet numavenir-Ambition 21 de Nancy Metz. Rencontrer un homme admirable comme André est une chance dans un parcours professionnel qui nous engage avec tant de passion. C’est aussi un homme plein de finesse et aussi passionné d’art que nous avons découvert. Depuis une semaine beaucoup de pensées amicales s’expriment sur l’académie parmi les équipes. Je partage votre peine, si je peux vous apporter une aide ou un soutien dans ce moment difficile. Pensées affectueuses.

Tony Paintoux, Professeur de Mathématiques au Lycée Jean Baylet
La bienveillance qu’on attend d’un maître, d’un enseignant, d’un ami, ça n’est pas qu’une qualité qui se décrit ou s’écrit comme l’a déjà fait élégamment André Antibi au travers ses ouvrages mais c’est avant tout une qualité qui se manifeste chaque jour envers tous. C’est à coup sûr ce que réalisait André à commencer par sa famille et ses proches comme cela c’est révélé unanimement le jour de ses obsèques. Oui, malgré toutes ses occupations André se préoccupait réellement de chaque humain que nous sommes d’autant plus dans les moments difficiles que tous nous pouvions traverser, dans tout il voulait notre réussite. C’est bien ce qu’on attend d’un ami, d’un enseignant, d’un maître. Merci André !

Franck Talpaert, Coordonnateur Education Prioritaire, Tourcoing
C’est avec une profonde tristesse que j’apprends le décès d’André Antibi, lui qui nous a tant apporté sur le plan professionnel par sa vision humaniste des apprentissages et de l’enseignement. À Corinne, à l’ensemble de sa famille, j’adresse mes plus sincères condoléances.

Christian Raynal
Le “départ” d’André est si brutal qu’il nous laisse sans voix….on pourrait tant écrire sur André que plusieurs pages seraient nécessaires….tout au long de sa vie André a vécu de convictions, de générosité, de sagesse….André a aussi et surtout su protéger ses amis…les “autres”. Cette confiance je l’ai vécue personnelle- ement avec André. Rarement quelqu’un a su être aussi confiant avec moi…En ce jour de tristesse je ne souhaite qu’une chose que de là où il est il saura me protéger et combattre l’injustice. Adieu André.

Régis Gras, Professeur émérite à l’Université de Nantes
Je regretterai toujours le dynamisme d’André, ses talents d’animateur de nos soirées de détente après avoir bossé toute la journée en atelier, en commissions militantes et regrets aussi pour son imagination fertile. André, tu nous manqueras.

Vincent Gibiat, Professeur Emérite, Université Toulouse 3 Paul Sabatier
C’est avec tristesse que j’apprends le décès d’André Antibi, ses idées, sa “constante macabre”, m’ont accompagné pendant mes années d’enseignement et de charges à l’Université Paul Sabatier. J’ai le souvenir souriant des conversations, des débats, des échanges fructueux et amicaux que nous avons eu autour de ses ouvrages que je garde précieusement, pleins de questionnements et d’ouvertures pédagogiques et humaines.
Eloigné des cercles toulousains je l’avait perdu de vue. Je l’ai recroisé toujours aussi pétillant à l’aéroport de Toulouse, avant la pandémie, en attendant chacun son vol, lui sur Orly moi sur CdG et connaissant mon intérêt musical il m’a initié aux arcanes de son dernier ouvrage pianistique.
Je garderai le souvenir d’un honnête homme respectueux des autres et de leurs idées et surtout des étudiants.

Simone Faure, groupe EPCC Dordogne
C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès d’André. J’adresse toutes mes condoléances à Corinne ainsi qu’à ses proches. André qui a marqué ma carrière d’enseignante, qui m’a permis de VOIR vraiment les élèves … Je garde en moi également sa gentillesse, celle d’une belle personne.

Delphine Grossemy
C’est avec une immense tristesse que j’ai appris la nouvelle hier….Depuis 4 ans je suis le colloque en présentiel ou distanciel , je suis les travaux qui m’ont permis de remettre en question mes propres pratiques . J’ai mis en place l’EPPC dans mes classes en LP et je ne remercierai jamais assez André de m’avoir permis d’exercer mon métier autrement, mes évaluations donc mon rapport aux difficultés des élèves et à l’évaluation.Cette ‘folie des notes’…..Conjuguer l’ EPCC , la confiance, la justesse , l’équité , la valeur du travail , l’intériorisation des exigences( P. Meirieu), c’est mon quotidien aujourd’hui. Merci André et le mlccm. Je pense à sa famille, ses amis, son entourage, sincères condoléances. Merci encore André.

Jérôme Gannard, Chef d’établissement, Collège LANGEVIN-WALLON, GRENAY
J’exprime ma trés grande tristesse en apprenant le décès d’André. Depuis 10 ans, que je l’ai rencontré, j’ai pu observer son engagement en faveur des élèves et le plaisir à se rencontrer. Je garde plein de souvenirs de nos échanges et nos rencontres à PARIS, à LILLE ou à …BILLY BERCLAU.
J’adresse mes condoléances à ses proches. Votre peine est nôtre. Comment mieux s’y associer qu’en vous réitérant tout notre attachement pour vous même et pour André.

Hugues Chap, Doyen honoraire de la Faculté de Médecine de Toulouse-Purpan
Je suis vraiment très touché par la disparition d’André Antibi, pour qui j’avais une très haute estime et une profonde sympathie.
J’ai encore en mémoire cette magnifique fête organisée lors de son départ de l’Irem. J’y représentais le corps de santé de l’Université Paul Sabatier, avec lequel André entretenait des liens très proches, impliquant notamment notre ami commun, le regretté Jean-Pierre Soleilhavoup.
André disparaît subitement à l’issue d’un parcours remarquable, dans lequel son combat contre la constante macabre forge notre admiration. Il y a révélé un esprit original, plein de lucidité, et une passion qui a rendu sa démarche particulièrement fertile. Nul doute qu’elle sera poursuivie.
Je ne peux malheureusement être présent à Portet demain après-midi, mais je souhaite partager avec sa famille et tous ses proches un immense chagrin, mais aussi la fierté d’avoir croisé la route d’un être exceptionnel et très attachant, toujours respectueux des personnes, y compris ceux qui ne partageaient pas ses idées, et profondément humain.

Catherine Ibanez, IA-IPR Economie et gestion, Académie de La Réunion
J’ai appris avec effroi la disparation d’André. Je suis infiniment attristée et mesure la perte face à l’ambition que nous avions de redonner confiance aux élèves, parents, et enseignants dans l’académie de La Réunion. Je vous prie de recevoir mes plus sincères condoléances et m’associe à votre peine et douleur en ce moments difficiles. Je vous souhaite beaucoup de courage pour surmonter cette épreuve.

Marie Rouillon, Enseignante 1er degré, Directrice d’école d’application et Maître-formateur
Merci André pour ton infatigable engagement pour la réussite des élèves. Merci André pour ton infinie bienveillance et ton combat pour faire connaître et reconnaître ta méthode et démarche pédagogique de l’Evaluation Par Contrat de Confiance. Pour nous, enseignants, tu nous a montré et démontré qu’ évaluer c’était mieux enseigner,
Et pour eux, les élèves, tu leur a montré et démontré qu’évaluer c’était mieux apprendre. À l’institution Education Nationale, tu as montré et démontré que l’évaluation était un acte pédagogique à part entière. Loin de l’évaluation sanction, l’EPCC redonne aux élèves leur dignité, elle les met en situation d’apprendre à apprendre, d’apprendre à comprendre, de réussir à l’école. Ton combat d’André était celui du respect de l’intelligence des élèves. Et pour ce combat, c’est toi, André, qui mérite le respect de tous.
Merci André de m’avoir acceptée dans ton groupe MCLCM. Je me sens orpheline de mon mentor, mais je continuerai à porter l’EPCC pour une plus grande réussite des élèves, et ce, pleinement et davantage encore.

Jean-Louis Auduc, Historien de l’éducation, ancien Directeur-adjoint de l’IUFM de Créteil
Quelle perte pour tous ceux qui pensent que la question de l’évaluation est centrale dans notre système éducatif. André nous a fait progresser sur cette question, a ouvert de nombreux chantiers. Nous saurons poursuivre son chemin !!!

Sabelyne Fortin, Membre du groupe EPCC Dordogne
Chère Corinne, Chers membres du groupe national. Je vous adresse mes sincères condoléances pour cette si triste nouvelle. C’est tellement inattendu que pour une fois, les mots viennent difficilement…Mais avec quelques heures de recul, il y en a un en particulier qui tourne dans ma tête : “MERCI”. Merci André d’avoir guidé et de guider encore mes années d’enseignement, merci d’avoir tant œuvré pour défendre toutes ces valeurs éducatives et humanistes que je partage, merci de laisser derrière vous cette grande gentillesse, ces nombreux mots essentiels et communs dans nos têtes, vos anecdotes, qui font les enseignants que nous sommes aujourd’hui et qui feront ceux de demain, sans oublier tous ces beaux sourires lors de nos dernières visios. André nous lègue un magnifique mouvement dont je suis très honorée de faire partie. Meilleures pensées à tous.

Aurélie Brunaux, Groupe EPCC Dordogne
C’est avec beaucoup de tristesse et de chagrin que j’apprends la disparition d’André. J’ai rejoint le mouvement car l’EPCC m’a permis de finaliser la pédagogie que je mettais en place dans ma classe c’est-à-dire d’apporter de l’humanité, de la bienveillance et de l’exigence auprès de mes élèves. Ma rencontre avec André fait partie des éléments marquants de mon métier. Chère Corine, j’imagine ta douleur. Je t’embrasse bien fort et te souhaite beaucoup de courage dans ce moment si douloureux. Courage,

Éric Gutkowski, Inspecteur de l’Éducation nationale
Mes pensées vont tout d’abord à Corinne et à sa famille. Je leur adresse mes plus sincères condoléances et lui assure de tout mon soutien. Nous perdons un grand pédagogue et un grand militant pour une école plus juste et une scolarité plus heureuse pour tous les élèves. Ce fut un plaisir de militer à ses côtés de nombreuses années. Puisse le mouvement continuer à porter son combat.

Pierre Merle, Sociologue
Je viens d’apprendre la mort d’André Antibi, agrégé de mathématiques, professeur émérite à l’université Paul Sabatier à Toulouse 
Avec la notion de “constance macabre” et son engagement pour promouvoir une évaluation au service des progrès des élèves, il a véritablement fait avancer la réflexion sur l’importance centrale des pratiques d’évaluation des élèves. Il avait notamment favorisé la promotion d’une “Évaluation par contrat de confiance”. L’idée était de toujours prévenir les élèves d’une évaluation et de préparer celle-ci avec eux. Une méthode originale à l’opposé d’une évaluation trouillomètre, évaluation sanction dont l’objet est le classement et la sélection ; évaluation que l’ex ministre Blanquer a généralisé avec le contrôle continu en lycée. Une catastrophe. Nous avions été co-invités à l’émission « La Science au carré » sur les questions d’évaluation des élèves. Il m’avait gentiment offert deux de ses ouvrages. Une bonne lecture.

Mickael Fourny, Expert international en développement numérique et apport d’expertise; Enseignant à l’Université de Lorraine
André ANTIBI est décédé ce 20 mai, dans la soirée. Mathématicien, universitaire, il a constaté et prouvé que les notes des élèves d’une classe se répartissent toujours, peu ou prou, selon une courbe de Gauss, et qu’il faut des mauvaises notes pour que les bonnes aient un sens… Une constante macabre qui reste malheureusement bien trop d’actualité. II nous a souvent interrogé sur le comment mettre les évaluations au service de la réussite. Je crois que l’éducation, dans notre merveilleux pays, avance en ce sens, et qu’il n’y est pas pour rien. Une pensée pour ce grand monsieur qui aura sû me murmurer des blagues à l’oreille pendant une prise de parole aux cotés de très grands pédagogues tels que Florence ROBINE et Christine FRANCOIS le jour de cette photo mémoire. Bon chemin à vous Monsieur ANTIBI. #constantemacabre #evaluationparcontratdeconfiance #EPCC

Grégory Quiquempois, Professeur de SVT, Chargé de mission Numérique Éducatif, Chargé de mission CPC (Culture Professionnelle Commune), référent chez UPEC
C’était il y a plus de 10 ans. Je corrigeais ma montagne de copie dominicale en compagnie France info, un contrôle de troisième sur la génétique et au fil des copies je trouvais les notes de mes élèves trop élevées, j’en déduisais que mon contrôle était trop facile et déjà je prévoyais d’en faire un autre avant la fin du trimestre pour obtenir une moyenne plus proche de 10 pour satisfaire inconsciemment à une forme d’attente institutionnelle … J’ai alors entendu une courte interview d’un certain André Antibi au sujet de la « constante macabre ». Interloqué, je suis allé voir le site du MCLCM et j’ai envoyé un mail dont je me rappelle encore l’objet « J’ai mal à ma pédagogie » … l’inconscient était devenu conscient. Quinze minutes après, André me rappelait et nous avons échangé plus d’une heure sur le travail par compétence, le socle et l’indispensable cohérence entre la phase d’apprentissage et la phase d’évaluation. Je finissais ma journée en regardant la conférence d’André hébergée sur le site de l’ESEN et rejoignait le MCLCM par la suite où j’ai pu rencontrer des collègues exceptionnels. Dès lors, j’ai mis en œuvre l’Évaluation Par Contrat de Confiance dans mes classes, puis j’ai impulsé un projet dans mon établissement, puis à l’échelle académique avec la Cardie et Philippe Roederer. A l’heure actuelle, je présente les travaux à chaque groupe d’étudiants qu’il m’est donné de rencontrer. Alors merci André, pour ta clairvoyance, ta disponibilité et ta passion. Mes pensées vous à Corinne et à ses enfants.

Mayalen Perez Lemaire, Enseignante dans l’Indre
André Antibi aura à bien des égards marqué ma culture professionnelle, j’ai largement adhéré à sa vision des élèves, de l’évaluation, de la nécessité d’une relation de confiance entre le pédagogue et les dits “apprenants”. Il a aura été le premier chercheur à accepter notre invitation dans l’Indre en 2014 pour mettre en place une conférence pédagogique avec le Snuipp Fsu Indre. Conférence qui aura réuni près d’une centaine d’enseignants et enseignantes autour de la question de l’évaluation, de la constante macabre, de l’évaluation par contrat de confiance. Son décès annoncé aujourd’hui me fait un pincement au coeur…

Sandrine Mörch, Députée (9ème circonscription Haute Garonne)
Profonde tristesse de perdre André Antibi, un ami aussi bien pour moi que pour ma fille. Au piano, au chant, en maths, il etait une courroie de transmission entre les générations et prodiguait sa joie, sa créativité foisonnante, ses bienveillances sans compter. Il recherchait la qualité intrinsèque de ses élèves, réveillait les talents enfouis de ses amis… Un engagé heureux !

Thomas Martel, Enseignant, à Université de Lille
Le départ d’un grand homme du monde de l’éducation qui a grandement influencé mes pratiques professionnelles notamment autour de l’évaluation et du rôle de la confiance dans celle-ci.… évaluation par contrat de confiance, constante macabre … « Il ne faut jamais oublier que ce qui motive le plus, c’est la réussite » dans La constante Macabre (2003), André Antibi. RIP 😢

Michèle Artigue, Professeur émérite, Université de Paris et chercheuse associée au Laboratoire de Didactique André Revuz (LDAR)
J’ai appr!s la mort d’André aujourd’hui en lisant mon courrier. Je ne l’avais pas vu depuis plusieurs années, mais savais le mouvement toujours actif. C’est une triste nouvelle de plus, après celle du décès de Jean-Paul Hennequin. André aura eu une influence indéniable avec ses travaux sur la constante macabre puis l’évaluation par contrat de confiance et quand on pense à lui on pense aussi à la musique, aux soirées de colloques qu’il animait à la guitare ou au piano.

Joëlle Givord, Enseignante , Clinique FSEF de Neufmoutiers en Brie
Depuis son intervention au C.M.P.A. de Neufmoutiers en Brie située en Seine et Marne, André ANTIBI m’a conforté dans l’idée de déceler le côté positif dans l’Évaluation !
Il a même été plus loin par ce concept d’EPCC que j’utilise depuis ! Cette ouverture d’esprit et sa bienveillance à l’égard des jeunes en difficulté scolaire est à transmettre et à pérenniser. Cela m’a particulièrement inspiré et si d’autres projets m’ont occupé ces 2 dernières années (atelier de retour dans les apprentissages destiné à des jeunes phobiques scolaires grâce à la médiation par l’animal), je regardais tjrs les ordres du jour des dernières réunions vidéos prévues pour voir ce qui l’avait encore inspiré ! !
Je garde en souvenir son large sourire, ses yeux pétillants, son enthousiasme contagieux et pense sincèrement à Corinne et à sa famille personnelle et professionnelle …

Andrea Fiorucci, Conseiller didactique en français, formateur, enseignant. Coordinateur de l’EPCC pour le Luxembourg. Institut de formation de l’Éducation nationale. http://www.ifen.lu
Chère Corinne, Hier soir, Nicolas m’a mis au courant et la triste nouvelle m’a bouleversé. Je te prie d’accepter mes condoléances et de les faire suivre aux proches. Il est difficile d’exprimer clairement ce qu’André a signifié dans ma formation professionnelle tellement il a joué le rôle principal dans la naissance de mes positions idéologiques. Mais ce témoignage ne rendrait jamais honneur à sa bonté, sa grandeur et sa bienveillance. Toujours le mot juste, le ton aimable et l’attention portée sur chacun de ses amis peu importait l’âge, la renommée ou l’expérience. Je me suis souvent senti comme privilégié et même souvent chanceux d’avoir pu le côtoyer, mais plus encore du fait qu’il me jugeait digne de son amitié. C’est donc très attristé et le cœur lourd que je t’adresse ce message ce matin. Je te souhaite beaucoup de courage à toi et à toute la famille.

Gilles Damamme, Maitre de conférences, Université de Caen Basse-Normandie, Directeur de l’IREM.
Bonjour, en hommage à André je voudrais évoquer trois souvenirs parmi tous ceux que j’ai eus avec lui :
Le premier est lorsque je suis arrivé à ma première ADIREM dont il était alors le président j’ai été agréablement surpris par la convivialité qu’il savait y fait régner et qui est si essentielle pour assumer nos missions de directeur d’IREM. Le deuxième est lorsque j’ai participé aux journées de l’APMEP en 2005 à Caen à l’atelier qu’il faisait sur la constante macabre : j’ai pris conscience à ce moment de la justesse et de l’importance de son engagement. Le troisième est lorsque nous avons organisé ensemble au CIEP à Sèvres le premier colloque international des IREM : André avait su développer en Amérique du Sud et au Bénélux entre autres, tout un réseau d’IREM et je pense que ce travail a eu une résonance en Amérique latine, et qu’avec des moyens humains et financiers, ce réseau aurait pris une tout autre ampleur. Voilà André je te souhaite bon vent dans ta nouvelle vie dans l’au-delà que tu sauras égayer avec ton piano ou ta guitare et te dédie ces quelques vers de Brassens :
Et si l’bon Dieu
Aim’ tant soit peu L’accordéon (et le piano…) Au firmament Tu t’plais sûr’ment Mon vieux Léon

Jean Dhombres, ancien Président du Conseil scientifique des Irems
Deux disparitions de personnalités marquantes et bien différentes, l’une hélas plus ou moins attendue compte tenu de l’âge, l’autre plus inattendue, permettent les souvenirs, les anecdotes, les rappels d’actions des uns et des autres sur le long terme, et les publications comme les colloques et rencontres ; elles favorisent aussi la réflexion au présent sur ce que les Irems maintiennent. Car justement force est de constater la présence depuis la fondation dans les Irems de caractères marqués, et de personnalités agissantes comme Paul-Louis Hennequin et André Antibi, assez peu sensibles aux compromis de type administratif. Différentes personnalités à coup sûr, et les deux sourient peut-être quelque part en évoquant une « constante macabre ». D’autres évoqueront bien mieux les multiples activités de l’un et de l’autre, et j ene parlerai donc ni de probabilités , ni de didactique des mathématiques. De PLH, j’évoque seulement ici une très longue rencontre, à partir de Saint-Flour puis Clermont-Ferrand ; il m’avait parlé en détail de ce qui avait été la vie de Clermont-Ferrand de 1940 à 1944, me faisant découvrir un texte bourbachique débuté à la rentrée 40 de René de Possel. M’avait frappé sa connaissance intime des uns et des autres, sa large curiosité des caractères, avec un côté professeur Nimbus qui cachait une réelle empathie, et une manière de toujours s’intéresser aux élèves, particulièrement à ceux qui pouvaient avoir des difficultés. D’André Antibi qui me força la main avec la complicité de Jean-Pierre Kahane à redevenir
Président du Conseil scientifique des Irems, je tiens à saluer l’énergie débordante, la gentillesse enveloppante qui le faisait arriver à ses fins, vous convertir à ses vues, ou disons plutôt éviter qu’une contradiction trop flagrante n’apparaisse. Je suis sûr que Guy Brousseau abondera dans mon sens à ce propos. Mais puisque les deux sont réunis par les Moires implacables, je voudrais souligner leur grande capacité à tous deux à ne pas s’enfermer dans une structure particulière, de savoir chercher constamment d’autres individualités, d’ouvrir toujours en quelque sorte. Cela requiert de grandes qualités, de curiosité, de jugement aussi, et surtout d’une grande générosité.

Anne-Marie Romulus, Inspectrice générale
C’est en lisant une dépêche de l’AEF aujourd’hui que j’apprends la nouvelle du départ d’André. J’en suis profondément peinée et te présente ainsi qu’à ses enfants mes sincères condoléances. J’ai eu encore récemment avec André une conversation téléphonique nourrie, franche et affectueuse comme nous en avions l’habitude, de temps à autre. Nous partagions non seulement les mêmes valeurs intellectuelles mais aussi, j’ose dire, le même regard sur les aspects relationnels propres au monde de l’éducation. Son action courageuse et originale en faveur des jeunes et de l’Ecole marquera les esprits. Pour ma part, je perds un compagnon de route sur le chemin de l’éducation, et un ami avant tout. Avec mes pensées amicales.

Jérôme Daydé, Directeur des Etudes, Cliniques FSEF Paris 13 – Paris 16
J’ai eu la chance de rencontrer et de pouvoir côtoyer un homme de conviction et convaincu par le mouvement qu’il a initié. Un homme remplit d’une grande finesse et de diplomatie. Un homme sincère pourvu d’une gentillesse infinie. Ce mouvement prend tout son sens au sein des établissements de soins-études où sont pris en charge des jeunes qui sont trop souvent meurtris par les notes et le système d’évaluation. J’espère que les équipes enseignantes dans leur ensemble sauront s’accaparer des leviers que propose le mouvement pour redéfinir une spirale positive de l’évaluation. Merci André d’avoir apporté ton expertise auprès des équipes. Merci André de m’avoir associé à plusieurs de tes réflexions. Merci André de m’avoir permis de rencontrer et de me lier d’amitié avec un homme aussi exceptionnel.

Pascal Bouchard, Journaliste spécialisé en éducation, Fondateur de ToutEduc
Bonjour Corinne, Juste te dire que j’entends Dehaene & co parler de la Didactique des maths, et que j’aimerais tant avoir le point de vue d’André … Il me manque.
Amitiés.

Marie Thomas, Coordonnatrice de l’EPCC pour l’Académie de Rouen
Cher André, ton regard malicieux et bienveillant, ton sens du partage et ta joie de vivre vont tellement nous manquer … Merci de m’avoir offert une place au sein de ton mouvement pour t’accompagner dans ta lutte pour un monde meilleur de l’éducation. Ce fut un grand honneur pour moi d y participer à tes côtés. Repose en paix, tu as été un guide formidable et nous continuerons cette quête de confiance, d’exigence et de bienveillance dans le quotidien de nos élèves pour toi.

Ludovic d’Estampes, Enseignant-chercheur à l’ENAC Toulouse
J’ai connu André il y a 16 ans lorsqu’il était responsable de l’oral de maths des ENSI, filière MP. J’étais alors président de cette filière. Lorsqu’il m’a parlé de la constante macabre, j’avoue l’avoir pris pour un excentrique et je ne voyais pas comment appliquer tout ça à des concours ou même en école d’ingénieur.
Une de ses qualités parmi tant d’autres était la ténacité. Il n’a pas abandonné l’idée et a fini par me convaincre. A ses côtés, j’ai l’impression d’avoir œuvré pour que nos enfants aient une meilleure scolarité. J’espère que son combat continuera malgré sa disparition.
J’ai aimé travailler avec lui, j’ai aimé échanger avec lui, j’ai aimé plaisanter avec lui. C’était un homme bon, c’était un homme bien. Il va particulièrement me manquer. Paix à son âme.

Témoignages faisant suite à l’annonce par Philippe Watrelot [ 21 mai 2022 à 19h47 ]

  • Philippe Watrelot : « On vient d’apprendre le décès subit d’André Antibi, professeur agrégé de mathématiques et chercheur en sciences de l’éducation. Il a popularisé le concept de “constante macabre” à propos de l’évaluation scolaire ».
  • Jean-Louis Auduc : « Quel choc ! Nous avons bien travaillé ensemble. Je l’avais encore au téléphone il y a quelques jours. Une grande perte ».
  • Aschieri Gérard : « Triste nouvelle ».
  • Eric Favey : « Sa constante à lui … c’était de traquer l’arbitraire des notations, injustice qui s’ajoute aux inégalités ! Il va falloir poursuivre son beau combat ».
  • Philippe Niemec : « Je salue l’ami autant que l’infatigable pourfendeur de la constante macabre. Éric Favey a raison : son action doit être poursuivie absolument ».
  • Eric Boulle : « Triste 😢, il nous laisse en héritage son travail fondamentalement fécond pour les apprentissages scolaires. 25 ans après l’avoir découvert, je suis toujours surpris qu’il ne soit pas plus assimilé aux pratiques professionnelles hors des coulées d’instinct, voire qu’il excite des détracteurs pauvrement violents. C’était bien tôt pour partir, Monsieur Antibi 😢.
  • Marie-Chantal Schmitz Pro : « Quelle triste nouvelle ! Il faudra continuer sur le chemin qu’il a tracé ! ».
  • Coccimath Delphine : « Je viens justement de finir son livre sur l’évaluation par contrat de confiance 😨. Il m’a bcp inspiré quand j’ai assisté à une de ses conférences en 2003 ».
  • Rockine Richard : « Un chercheur qui a accompagné ma réflexion d’enseignante ».
  • Antoine Tresgots : « André Antibi a fait partie des gens dont la lecture a fait évoluer ma pratique d’enseignant ».
  • Bernadette Groison : « Grande tristesse. Nous avons aussi cheminé ensemble sur ces questions complexes d’évaluation qu’il a grandement fait avancer ».
  • Christian Raynal : « 😥..la disparition d’un grand humaniste…d’un homme au grand cœur ».
  • José Fouque : « Nous sommes bien tristes. C’était un compagnon de route d’E&D. J’exprime toute ma sympathie à sa famille et à tous ceux pour qui sa pensée a compté ».
  • Sarah Conquer : « Il est bien dommage que de son vivant si peu d’enseignants aient adhéré à ses propositions ».
  • Liliana Moyano : « Compagnon de route des combats de la FCPE. La lutte contre l’injustice et l’arbitraire tjrs d’actualité. Au revoir Monsieur Antibi ».
  • Fèker Chebbi : « Paix à son âme ».
  • David Dumont : « Triste nouvelle … Sa recherche a certainement modifié les méthodes d’évaluation, mais aussi contribué à une nouvelle perception des parents d’élèves… ».
  • Sylvie Descombes : « J’ai lu il y a des années “La constante macabre” que je me permets de conseiller aux élèves et aux parents comme aux enseignants. C’est très éclairant. Du coup il continue à briller après s’être éteint … ».
  • Catherine Gilbert : « cela m’a fait réfléchir au cours de mes 40 années d’enseignement merci monsieur ».
  • Philippe Lescarret Pro : « Merci monsieur Antibi pour ce travail sur la constante macabre ».
  • Claudine H. Caux : « Toutes mes plus sincères condoléance à tous ses proches et un souvenir impérissable des ateliers et conférences qu’il a animés. Bon courage ».
  • Jean-Francis Melende : « J’ai travaillé en partie grâce aux livres de mathématiques qu’il a rédigés. Merci monsieur André Antibi, reposez en paix ».
  • Françoise Pasquis-Dumont : « Un très grand ami de Marcel Dumont, André Deledicq … et moi même.😪😪😪 ».
  • Adriana Delpo : « J’ai vu une conférence où il expliquait le concept de constante macabre et chapeau une vraie rupture dans la vision de l’évaluation ! Merci à lui. Paix à son âme ».
  • Douja Dijaa : « Paix à son âme ».
  • Claire Metreau : « Quand on parle de ça à certains profs … les réactions sont violentes … la docimologie est honnie même par des profs de maths … j en ai des souvenirs douloureux mais , heureusement pour moi, « victorieux” ».
  • Salem Saaidia : « Paix à son âme ».
  • Hajamor Habib : « Mes condoléances les plus sincères. Paix à son âme ».
  • Nathalie Couzon : « Ohhhh! 😢😢😢 ».
  • Bénédicte Paty Kerssenbrock : « L’évaluation par contrat de confiance, quel concept intelligent. En espérant qu’il ne tombe pas dans les oubliettes avec la disparition de son auteur. Grand monsieur pas suffisamment pris au sérieux malheureusement ».
  • Herve Lion : « Rip ».